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EN Résidence

nicolas paul chorégraphie

frédéric vaysse-knitter piano

CAMILLE BRuLAIS DANSE

JULIETTE HILAIRE DANSE

josÉphine vernay poésie

Sur scène le 24 juillet !

Musique à Beauregard accueille en résidence Joséphine Vernay. Plusieurs mois d’écriture, et la promesse d’ici l’été d’une édition originale, celle d’un recueil de poèmes composé pour Musique à Beauregard et dédié à la seule raison de vivre : l'amour. Parallèlement, et autour de textes écrits par Joséphine pour l'occasion, le chorégraphe Nicolas Paul et le pianiste Frédéric Vaysse-Knitter collaborent sur le projet d'un récital de piano mis en espace et dansé.

Aimer

 

Définir ce qu’est l’amour est une entreprise ardue. Si on cherche à en dresser la carte, ses limites, semblent soit trop vastes soit trop restrictives. Si on en cherche l’épicentre, la définition retenue semble réfutée par des cas particuliers. Heureusement le rôle du chorégraphe n’est pas celui du philosophe. Il ne tend qu’à percevoir, s’approprier, partager et faire ressentir, en égrainant les langages des corps. Libre à lui d’errer en ces lieux, à condition peut-être de ne pas se perdre ou tout du moins de savoir y inventer un chemin.

 

« On sait bien que les poètes n’écrivent pas sur ce dont ils possèdent la connaissance, mais sur ce dont ils n’ont pas le fin mot. », nous dit Patrick Süskind. Ce qui est vrai pour ceux qui écrivent des mots l’est aussi pour ceux qui écrivent des gestes.

 

Danse et amour forment un couple qui nous parait naturel. Mais ce naturel devrait être questionné. Peut-être nous vient-il à l’esprit le duo qu’ils formaient dans les grandes œuvres romantiques ? Mais lier la danse uniquement aux sentiments amoureux et à l’amour tragique c’est oublier qu’en d’autres temps, on dansait en groupe dans le chœur ou sur le parvis des églises pour célébrer l’amour divin.

 

Pourtant là aussi bien des aspects de ce couple nous échappent encore. La lecture de David Wahl permet de saisir en quoi danse et amour sont liés de manière bien plus archaïque. « La bipédie est la danse fondatrice de tout homme » nous dit-il.  En admettant sa proposition, on saisit mieux la liaison qu’entretiennent danse et amour. Se redresser, jouer de son déséquilibre pour marcher est un apprentissage. Il relève de l’acquis et non de l’inné. Là, peut-être, touchons-nous aux fondations de ce lien : « notre première et universelle chorégraphie », pour reprendre les mots de l’auteur, se transmet dans l’amour.  Ce premier pas de danse fondateur et libérateur s’apprend à condition d’être aimé, d’aimer et de s’aimer.

 

S’il vous plait chers auditeurs, chers spectateurs, n’y voyez pas là une pièce ou une œuvre chorégraphique, encore moins un ballet, mais bien un récital qui façonne un langage poétique du corps et des mots. Pendant ces errements, laissez-vous libre de l’usage de vos sens. Peut-être aurez-vous envie parfois de fermer les yeux et de suivre la musique dans le dédale de ses paysages d’émotions avant que votre regard ne revienne à la réalité des corps en mouvement. Parfois aussi, si je n’ai pas failli, aurez-vous envie d’écouter la danse et de regarder la musique.

 

Nicolas PAUL

nicolas paul chorégraphie

Formé à l’École de Danse de l’Opéra de Paris, Nicolas Paul intègre le corps de ballet en 1996. Promu Sujet, il interprète de nombreux rôles notamment dans les œuvres de Pina Bausch, Anne Theresa de Keersmaeker, Maguy Marin, Sasha Waltz, William Forsythe …
Son parcours de chorégraphe débute en 2001. A la suite de ses premières pièces (Akathisie ; Gesualdo ; Voie sans voix…), l’Opéra de Paris lui passe plusieurs commandes (Répliques ; Quatre figures dans une pièce et Sept mètres et demi au-dessus des montagnes). Le Korean National Ballet, la Martha Graham Dance Company, le Palais de Tokyo et la FIAC l’invitent aussi pour des créations. Des metteurs en scène et réalisateurs font appel à lui tels que Robert Carsen, Denis Podalydès et Houda Benyamina. À l’occasion des 350 ans de l’Opéra de Paris, il réalise Degas, Danse, parcours immersif dans le Musée d’Orsay mêlant chorégraphies, performances, vidéos et installations sonores. 

josÉphine vernay poésie

Pour l’exprimer avec pudeur, mais le crier de tout son cœur, il n’y a que la poésie. Début 2020, Joséphine Vernay publiait L’Emmanuelle. Un premier recueil de poèmes, à fleur de peau, où les éruptions d’âme ne traduisent qu’un seul élan, la quête de nos foyers intimes. Prochainement diplômée de l’ESSEC, Joséphine poursuit divers travaux d’écriture, notamment liés à l’art lyrique et au cinéma. Elle se spécialise également auprès du Santa Monica College à Los Angeles, sur les sujets de la réalisation et de la production cinématographiques.

Frédéric vaysse-knitter piano

Frédéric Vaysse-Knitter, pianiste français d'origine polonaise, marque très vite la scène classique grâce à une vision nouvelle et audacieuse des compositions qu'il interprète. Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Frédéric est ensuite récompensé à plusieurs reprises de prix prestigieux. Il travaille avec les plus illustres musiciens et chefs, à l’instar de Georgy Sebok, Alexi Weissenberg, Krystian Zimerman, Fou T’song ou encore Maria João Pires.  Il joue sous la direction des plus grands, dont Sir John Eliot Gardiner, Diego Matheuz ou encore Benjamin Lévy. Frédéric Vaysse-Knitter a enregistré plusieurs albums, récompensés à de nombreuses reprises par des prix prestigieux. Il est le partenaire privilégié d’artistes tels Alexandre Tharaud, Solenne Païdassi, Le quatuor Diotima et a été le fondateur du Festival A Tempo. Depuis cette année, Frédéric Vaysse-Knitter partage également, avec Marion Jacquard, la présidence de l'Académie Beauregard.

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JULIETTE HILAIRE DANSE

Juliette Hilaire débute la danse en 2000 et rentre deux ans plus tard à l’École de Danse de l’Opéra de Paris, à l’âge de 13 ans. Après les six années de formation, elle intègre en août 2008 le Corps de Ballet. Quadrille puis promue Coryphée en 2011, elle a dansé dans de grands ballets classiques tels que Raymonda, La Bayadère, Giselle, Casse-Noisette, Le Lac des Cygnes, Eugène Onéguine. Mais elle a également participé à des pièces de chorégraphes contemporains comme Jiri Kilian (Kaguyahime), Angelin Preljocaj (Siddharta, Le Parc), Alexei Ratmansky (Psyché), José Martinet (Les Enfants du Paradis), Jean-Guillaume Bart (La Source), Sasha Waltz (Roméo et Juliette), John Neumeier (Troisième Symphonie de Gustav Mahler), Birgit Cullberg (Mademoiselle Julie), Trisha Brown (Glacial Decoy), William Forsythe (ln the Middle, Somewhat Elevated – Pas./Parts), Pina Bausch (Orphée et Eurydice), Anne Teresa de Keersmaker (Rain) et Wayne McGregor (Pas de Deux de Genus). Elle participe régulièrement aux pièces de Nicolas Paul depuis 2011. Cette création sera leur cinquième collaboration.

CAMILLE BRuLAIS DANSE

Artiste chorégraphique depuis plus de 12 ans pour plusieurs compagnies de danse, Camille Brulais a traversé différentes esthétiques allant du contemporain aux comédies musicales, en passant par l’opéra et la danse verticale. Le Yoga est entré naturellement dans son quotidien devenant un socle qui équilibre l’exigence de sa carrière de danseuse et bien au-delà.

Elle collabore avec Nicolas Paul pour la première fois en 2014 lors de la création de l'opéra Platée de Rameau mis en scène par Robert Carsen et dirigé par William Christie, une co-production Theater An Der Wien-Opéra Comique. Elle accompagnera également Nicolas Paul en tant qu'assistante chorégraphique.